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Réglementation — EU

La France autorise des opérateurs critiques à brouiller et abattre des drones

Publié le (heure Europe/Paris) — Auteur : ZQWAD — rédaction assistée par IA

internazionale.it — Europe weighs giving utilities, infrastructure companies more powers to bring down drones - Internazionale

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À Brétigny-sur-Orge, des brouilleurs électroniques et des drones intercepteurs sont testés pour détecter puis neutraliser des drones intrus.

Le site, un ancien terrain d'essais en vol au sud de Paris, accueille des essais de systèmes anti-drones. Les clients potentiels ne sont plus seulement les gouvernements, la police et les armées. Des entreprises privées et des entités publiques qui exploitent des infrastructures critiques veulent renforcer leurs défenses. Certaines entreprises de services publics demandent l'autorisation d'abattre elles-mêmes des drones. De Paris à Berlin, les gouvernements prennent note. La crainte porte sur une attaque hybride ou un drone capable de priver des millions de personnes d'électricité, comme cela s'est produit fréquemment en Ukraine après des frappes russes.

La loi française ouvre la détection, le brouillage et l'abattage

straitstimes.com — Europe weighs giving utilities, infrastructure companies more powers to bring down drones | The Straits Times

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Le Parlement français a adopté en août une loi qui autorise des opérateurs agréés d'infrastructures critiques et leurs sous-traitants à détecter, brouiller et abattre des drones près de sites désignés. Le texte répond à une vague d'incursions au-dessus de sites critiques et militaires, dont des vols au-dessus de la base de sous-marins nucléaires de l'Île Longue, près de Brest, en décembre 2025.

Paris veut équiper d'ici 2027 une liste élargie de sites sensibles jugés d'importance vitale, selon un haut responsable français impliqué dans les plans. Ce responsable s'exprimait sous couvert d'anonymat car les détails ne sont pas publics. « Nous étions sans défense face à la menace des drones », a-t-il déclaré. Le gouvernement veut donner aux opérateurs d'infrastructures critiques comme EDF et SNCF un catalogue de systèmes approuvés, allant des brouilleurs électroniques aux drones intercepteurs, selon les environnements et les situations.

Systematic Paris-Region, qui pilote le programme d'essais gouvernemental à Brétigny-sur-Orge, confirme des éléments importants du plan. Les évaluations lancées cet été ont catalogué trois intégrateurs de systèmes et 17 systèmes anti-drones. Les évaluations se poursuivent et un travail est en cours pour accélérer les achats parmi ces solutions. Le ministère de la Défense dit que la loi adoptée en août renforcera les capacités de lutte contre la menace, tout en précisant qu'il ne peut parler que des infrastructures critiques placées sous son autorité. EDF et SNCF n'ont pas commenté.

Des hélicoptères et des postes électriques aux systèmes anti-drones

Les opérateurs d'infrastructures disposent déjà de moyens de surveillance. En Pologne, l'opérateur public de transport PSE patrouille une partie de son réseau haute tension d'environ 16 500 km par hélicoptère. Il prépare des aéronefs plus puissants pour protéger une liaison électrique sous-marine vers la Suède.

Les systèmes anti-drones s'ajoutent à ces moyens, sans les remplacer. Le catalogue français doit s'adapter à différents environnements et situations, depuis le brouillage électronique jusqu'à l'interception par drone. Aucune compatibilité avec les patrouilles d'hélicoptères ou la supervision des postes électriques n'est documentée. La migration consiste surtout à transférer aux opérateurs privés des capacités jusque-là réservées à l'armée, à la police ou aux armées.

Un catalogue de 17 systèmes, sans performances publiques

defensenews.com — Europe weighs giving utilities, infrastructure companies more powers to bring down drones - Defense News

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Les chiffres publiés s'arrêtent au catalogue : trois intégrateurs et 17 systèmes anti-drones. Le programme doit couvrir différents environnements et situations, avec des brouilleurs électroniques et des drones intercepteurs. Les éléments publics ne précisent pas, système par système, la portée, le plafond d'interception, le prix ou la date de disponibilité. La liste élargie de sites sensibles doit être équipée d'ici 2027, mais le calendrier de livraison des équipements n'est pas détaillé.

La loi française ne règle pas à elle seule la question de l'usage. Les approches varient largement en Europe et des incertitudes juridiques demeurent, notamment sur l'autorité qui a le droit d'ordonner une réponse à une menace de drone. Abattre un drone peut blesser ou tuer des personnes au sol ou endommager des biens, ce qui pose des questions de responsabilité et d'imputabilité pour les entreprises.

Responsabilité, prix et retours terrain restent à établir

Les entretiens menés auprès de plus de 30 dirigeants, responsables et spécialistes du drone montrent que la technologie pour détecter et abattre des drones mûrit plus vite que les règles sur les personnes autorisées à l'utiliser. Kristian Ruby, secrétaire général de l'association européenne de l'énergie Eurelectric, juge qu'une coupure de chauffage cet hiver due à des attaques hybrides est une possibilité théorique qui devient pratique.

Pour un opérateur, trois éléments manquent encore pour juger un système : le prix, la disponibilité et les retours d'usage. Les performances par appareil, les conditions de sécurité et la responsabilité en cas de chute ne sont pas précisées. Le droit d'ordonner une réponse reste incertain dans plusieurs pays européens. La France avance avec un catalogue et une échéance de 2027. EDF et SNCF n'ont pas commenté.

Questions fréquentes

Quels opérateurs peuvent neutraliser un drone en France ?

La loi adoptée en août permet aux opérateurs agréés d'infrastructures critiques et à leurs sous-traitants de détecter, brouiller et abattre des drones près de sites désignés. Le périmètre exact dépend de la liste des sites sensibles, que Paris veut élargir d'ici 2027.

Quand les sites sensibles seront-ils équipés ?

La France veut équiper une liste élargie de sites jugés d'importance vitale d'ici 2027. Les évaluations lancées cet été ont catalogué trois intégrateurs et 17 systèmes anti-drones ; les évaluations continuent et l'accélération des achats est en cours.

Quels risques juridiques pour un opérateur qui abat un drone ?

La chute d'un drone peut blesser ou tuer des personnes au sol ou endommager des biens, ce qui pose la question de la responsabilité. Les règles varient en Europe et le droit d'ordonner une réponse à une menace de drone reste incertain.

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