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SKYRELL : un drone français pour inspecter les éoliennes en mer depuis la côte
Un drone pour inspecter les éoliennes sans quitter la terre ferme

Le SKYRELL est un drone autonome longue portée qui décolle de la côte, rejoint un parc éolien en mer, inspecte les pales en fonctionnement et revient à son point de départ, sans qu'un navire ni une équipe embarquée ne soient nécessaires. Présenté le 16 septembre 2026 à Paris, le projet est porté par un consortium de quatre partenaires français : TIDAV pour la plateforme drone, CORNIS pour l'imagerie, VALEMO pour la validation opérationnelle et le CNRS (Gipsa-lab et Heudiasyc) pour l'autonomie des vols et la cybersécurité. L'ensemble est soutenu par le programme France 2030.
Selon le consortium, cette approche doit réduire l'exposition des équipes en mer, limiter le recours aux navires pour les missions d'inspection et préserver la production d'énergie en inspectant les pales sans arrêter la turbine. Cédric Lefort, PDG de TIDAV, décrit le projet comme "une nouvelle manière d'exploiter et de maintenir les parcs éoliens offshore".
Des performances techniques encore floues
Le communiqué du consortium qualifie le drone de "longue portée" et précise qu'il collecte des images haute définition et des données. Aucun chiffre n'accompagne ces termes : ni endurance, ni rayon d'action, ni masse maximale au décollage, ni type de batterie. La résistance au vent, la vitesse de croisière et les capteurs embarqués (hors imagerie HD) ne sont pas mentionnés. Le projet en est au stade de développement ; les spécifications détaillées n'ont pas été publiées.
Une approche qui s'ajoute aux méthodes existantes

Les inspections d'éoliennes offshore sont aujourd'hui réalisées par des techniciens sur cordes ou par des drones pilotés depis un bateau. Ces méthodes mobilisent des navires spécialisés et des équipes embarquées, avec des coûts logistiques élevés et des contraintes météo. À terre, des logiciels comme SkyVisor automatisent déjà les vols d'inspection pour l'éolien terrestre. SKYRELL vise à transposer cette automatisation en mer, en partant de la côte, ce qui implique un vol hors de la portée visuelle (BVLOS) au-dessus de la mer. Le consortium précise ne pas avoit répondu à un appel d'offres, mais avoit établi une feulle de route industriele avant de déposer son dossiier France 2030.
Ce qui manque pour juger le projet
Plusieurs inconnues persistent. Aucun calendrier de commercialisation n'a été annoncé. Le prix de la solution et les conditions d'acquisition restent non communiqués. Aucun retour d'essai en mer n'a été présenté. Le cadre réglementaire pour un vol BVLOS au-dessus de la mer depuis la côte n'est pas évoqué par le consortium, alors que cette autorisation constitue un préalable à l'exploitation. Le projet est soutenu par France 2030, mais les étapes vers une mise en service ne sont pas détaillées.
Questions fréquentes
Quelle est l'autonomie du drone SKYRELL ?
Le consortium n'a pas communiqué l'endurance ni le rayon d'action du drone.
Quand le système sera-t-il disponible sur le marché ?
Aucune date de commercialisation n'a été annoncée.
Quelles autorisations réglementaires sont nécessaires pour exploiter un vol BVLOS depuis la côte ?
Le consortium n'a pas précisé le cadre réglementaire visé pour les vols hors de la portée visuelle au-dessus de la mer.
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